top of page

Riz vs Plastique : L'ingéniosité du cœur dans l'archipel

  • Photo du rédacteur: Écrit par La Rédaction
    Écrit par La Rédaction
  • 22 févr. 2021
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 heures


Les Philippins n'ont pas toujours les moyens, mais ils bouillonnent d'idées. Fin 2019, ce qui n'était qu'une "idée en l'air" est devenu une réalité concrète : transformer la pollution plastique en monnaie d'échange vitale.


Une balance pesant des sacs de bouteilles plastiques vides dans un village philippin, avec des sacs de riz en arrière-plan destinés au troc solidaire.

📷 Veronica a passé sa journée à récolter des déchets dans son quartier, sur la route ou chez ses voisins. Cette mère de quatre enfants vit à Bayanan, dans la banlieue de Manille.


Le troc de la survie : 1kg de riz = 1kg de plastique


Le concept est d'une simplicité redoutable. Dans le barangay Bayanan, on échange 1kg de plastique contre 1/2 kg de riz. À Silang, la barre est placée encore plus haut : c'est du 1 pour 1.


"J'ai récolté 14 kilos de déchets, donc j'ai reçu 7 kilos de riz ", raconte Veronica. "C'est une grande aide pour nous, car nous consommons 1kg de riz par jour. "


Cette belle initiative ne signifie pas pour autant que l'écologie est tirée d'affaire, loin s’en faut. On ne rattrapera pas des décennies d’absence de gestion des déchets avec quelques sacs de riz, mais c'est un premier pas vers une conscience collective.


Note de 2026 : Plusieurs années après, ces initiatives locales continuent d'inspirer de nombreux barangays à travers le pays."


Jamais sans mon riz !


Si le riz est la base de l'alimentation en Asie, aux Philippines, il a carrément la main mise sur la vie. C'est le roi incontesté de la table.


Dans les familles les plus pauvres, le riz se suffit à lui-même. On y ajoute un bouillon, un peu de sel, ou le prince des condiments locaux : le Maggi Magic Sarap. Ce petit sachet de glutamate remplace souvent toute garniture. Sans riz, un repas n'est pas un repas, c'est juste un en-cas.


Une graminée où rien ne se perd


Sur les îles de Luzon ou Bohol, la production bat son plein toute l'année. Dans les rizières, une vie parallèle s'organise entre amphibiens et petits poissons. Ici, l'économie circulaire existait bien avant le mot :


  • Les résidus de paille servent aux nattes et aux toitures.

  • Après la récolte, on brûle les pailles restantes pour fortifier les champs.

  • Ce processus favorise l'apparition du champignon de riz, une délicatesse que l'on s'empresse de consommer.


Le riz est bien plus qu'une céréale : c'est l'aliment roi, essentiel à la survie et à l'identité de "mon" cher archipel.


➲ Pour aller plus loin en 2026


Après avoir exploré les rizières, découvrez l'envers du décor de l'archipel avec mes guides pratiques :


 
 
bottom of page